CSE du 19 octobre 2017 : Déclaration du SNALC-FGAF

mardi 24 octobre 2017
par  Sébastien LECOURTIER

CSE du 19 octobre 2017 : Déclaration du SNALC-FGAF

Monsieur le Ministre,

École, collège, lycée, enseignement supérieur : tels sont les quatre éléments de notre système éducatif, qui forment un tout mais présentent chacun des spécificités et une logique propre.

Une concertation sur le premier cycle de l’enseignement supérieur vient d’avoir lieu. Nous allons travailler sous peu sur les sujets du baccalauréat, du lycée, de l’enseignement professionnel. Le SNALC, vous le savez, a élaboré des propositions concrètes à partir desquelles il participera aux échanges, pour améliorer le fonctionnement de nos lycées, pour redonner de la valeur au baccalauréat et pour que le supérieur puisse y trouver les attendus permettant le succès de ses étudiants. Car si le taux de réussite actuel du baccalauréat est exceptionnel, le taux d’échec en licence l’est hélas tout autant, preuve que le système marche sur la tête, et que notre bac n’a aujourd’hui plus grand sens.

Toutefois notre lycée, quand bien même il serait reconstruit à la perfection, ne pourra pas tout. Nous savons (et nous avons des données chiffrées pour le prouver) que notre primaire et notre collège ne peuvent rester en l’état. Le texte que vous nous proposez aujourd’hui sur le Diplôme National du Brevet, s’il présente des améliorations par rapport à la version précédente, ne va malheureusement pas changer grand chose aux problèmes de fond. Pour le SNALC, qui reprend ici la métaphore d’une ancienne directrice générale de l’enseignement scolaire, il faut actionner de nombreux autres leviers pour faire progresser l’École. Et encore faut-il les actionner dans le bon sens.

Nos collègues sont aux prises avec des programmes dans l’ensemble mal conçus. Les bilans de fin de cycle créent des situations invraisemblables dans les collèges sur le sujet de l’évaluation. Si la question de la formation des personnels est probablement évoquée au ministère dans chacune des réunions qui s’y tient depuis 1828, la situation en 2017 est tout à fait désespérante (souvenons-nous encore de ces merveilleuses « formations » à la réforme du collège). Quant à l’attractivité de nos métiers, nous disposons d’un nombre considérable de chiffres, d’enquêtes, de graphiques, de comparaisons internationales qui ont hélas tendance à converger.

Monsieur le Ministre, vous souhaitez inscrire votre action dans le temps long. Nous vous demandons de l’inscrire également en profondeur. Les ESPE dysfonctionnent ? Construisons un cadre de formation national adapté aux réalités du métier. Les programmes sont flous et parfois même fous ? Organisons-les mieux, et débarrassons-nous du blabla dont ils regorgent. La voie professionnelle souffre ? Évitons peut-être de l’achever.

Monsieur le Ministre, la plupart de vos prédécesseurs sont arrivés avec de grands plans, de grands projets, de grandes Réformes avec un grand R, des refondations même. Au vu de l’état de notre École en 2017, c’est peu dire que nous sommes déçus du résultat. Et au vu de l’état de notre École en 2017, c’est peu dire que nous n’avons pas les moyens de nous permettre une nouvelle déception.


VERSION IMPRIMABLE

Navigation

Agenda

<<

2017

>>

<<

Novembre

>>

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930123

Statistiques

Dernière mise à jour

mercredi 22 novembre 2017

Publication

685 Articles
Aucun album photo
5 Brèves
5 Sites Web
923 Auteurs

Visites

92 aujourd’hui
79 hier
108115 depuis le début
3 visiteurs actuellement connectés