CAPN ÉCHELONS AGRÉGÉS 2017

jeudi 23 février 2017
par  LECOURTIER Sébastien

CAPN ÉCHELONS AGRÉGÉS 2017

CAPN : les 20 et 21 février 2017
Les modalités de l’avancement d’échelon des agrégés
L’avancement d’échelon des agrégés du Secondaire est examiné par discipline ou groupe de disciplines, à partir de leur note globale (note administrative + note pédagogique). Les notes prises en compte sont celles de l’année scolaire précédente, c’est à dire pour l’avancement 2016/2017 celles de 2015/2016.

L’avancement des PRAG et des Détachés est étudié toutes disciplines confondues. Les PRAG et certains agrégés en détachement sont directement notés sur 100.
Sont promouvables tous les agrégés qui, à un échelon considéré et entre le 1er septembre 2016 et le 30 août 2017 ont atteint la durée nécessaire de séjour dans leur échelon pour être promus à l’échelon suivant, soit au grand choix, soit au choix.
On n’est promouvable qu’une seule fois, au grand choix ou (si l’on n’a pu bénéficier du grand choix) au choix. Si l’on n’a pas été promu au grand choix, une année donnée, il faut attendre l’échelon suivant pour être promouvable au grand choix. Il en va de même pour le choix.
Un agrégé qui, faute d’un barème suffisant, ne peut être promu ni au grand choix, ni au choix l’est à l’ancienneté une fois atteinte la durée de séjour requise dans son échelon.
Compte tenu des durées de séjour à certains échelons, il est possible d’être promouvable la même année au grand choix et au choix.
Les agrégés promouvables sont classés selon l’ordre décroissant de leur note globale. Seuls les premiers 30% des promouvables au grand choix et les premiers 5/7ème des promouvables au choix sont effectivement promus.
Les critères pris en compte pour départager les ex-æquo au barème sont, dans l’ordre : l’ancienneté dans le grade, l’ancienneté dans l’échelon, le mode d’accès à l’échelon actuel (grand choix, choix, ancienneté), et, en dernier ressort, la date de naissance, au bénéfice du plus âgé.
Les possibilités de promotions qui restent, échelon par échelon, au grand choix et au choix, appelées reliquats, sont additionnées pour effectuer de nouvelles promotions dans chaque discipline. La somme de ces reliquats ne formant pas un nombre entier, les parties restantes qui ne peuvent être utilisées sont additionnées à leur tour et affectées au rattrapage des collègues à la barre, toutes disciplines confondues.

Enfin, pour pouvoir bénéficier de la bonification de « parcours de carrière » pour l’accès à la hors classe, rappelons qu’il est nécessaire de passer au grand choix ou au choix au moins au 10ème ou au 11ème échelon.

contact : gesper@snalc.fr

Avancement d’échelon des agrégés
CAPN des 20 au 21 février 2017

DÉCLARATION LIMINAIRE

Le SNALC entend d’abord rappeler qu’il est totalement opposé au PPCR (contre lequel il a voté en Comité Technique Ministériel), et qu’il réclame son abrogation.

Cette CAPN est la dernière à se tenir sous cette forme. Chaque année les élus du SNALC-FGAF ont défendu les droits des agrégés à une promotion d’échelon juste et équitable et ont accompli, en amont de chaque CAPN, et pendant chacune d’entre elles, un travail de titan : correction des erreurs de notation, insertion des agrégés promouvables mais oubliés, signalement de l’Avantage Spécifique d’Ancienneté à l’Administration, quand cette dernière ne l’avait pas pris en compte, rattrapage des agrégés à la barre à partir des reliquats (voir « Les modalités de l’avancement d’échelon des agrégés »)
Nos élus se sont également battus pour contenir les effets néfastes de la clause justement nommée « scélérate » qui attribue aux agrégés de la classe normale, pour l’accès à la hors classe, une bonification supplémentaire en cas de passage au 10ème ou au 11ème échelon au grand choix ou au choix. Chaque année, ils ont réussi à éviter à un maximum d’agrégés un passage à l’ancienneté à ces mêmes échelons.

Enfin, les élus SNALC-FGAF ont régulièrement réclamé la création de postes d’inspecteurs en plus grand nombre, afin que les professeurs puissent être vus plus souvent et aient une note qui reflète fidèlement leur implication professionnelle.

L’application du PPCR à l’avancement des agrégés présente en apparence des perspectives rassurantes : avancement automatique et régulier selon un rythme unique et égal pour tous, trois rendez-vous de carrière (deux à la classe normale et un pour l’accès à la hors classe) apportant l’assurance de pouvoir bénéficier d’une inspection, hors classe présentée comme un débouché normal de la classe normale et donc accessible à tous, création d’une classe exceptionnelle offrant de nouvelles perspectives en matière de carrière et de traitement.

La réalité est tout autre. Le PPCR n’ouvre à la carrière des professeurs qu’une seule voie, celle de la médiocrité, et, fait plus affligeant encore, avec le soutien aveugle du syndicat majoritaire.

La suppression des trois cadences d’avancement et le rythme unique imposé à tous lèse les collègues qui précédemment avançaient au grand choix, et, surtout, crée un système égalitariste qui rend impossible la reconnaissance de la qualité professionnelle c’est-à-dire du mérite, son encouragement ainsi que sa valorisation pécuniaire.

Cette manière de mettre les carrières et l’avancement des agrégés sur des lits de Procuste et de les tailler sur le même rythme, un rythme unique, démotive automatiquement les agrégés qui souhaitent s’investir à fond dans leur métier, et de surcroît les humilie, eux que leur réussite à un concours difficile rend particulièrement sensibles aux idées de qualité, de mérite et d’excellence. Quelle que soit la valeur de leur travail, les professeurs avanceront désormais tous au même rythme. Pourquoi alors ramer à contre-courant et essayer à tout prix de partager avec ses élèves les compétences disciplinaires reconnues par l’agrégation ?

Afin de pallier l’insuffisance de l’évaluation actuelle par la double notation, le Ministère tente d’imposer aux professeurs un « livret de compétence » inintelligent, fourre-tout indigeste qui néglige ce qui constitue le cœur de notre métier : la transmission de la connaissance.

Qu’il soit enfin permis d’attirer l’attention sur le fait que les deux premiers rendez-vous de carrière ont lieu en plein milieu du pic des congés de maternité, parentaux, désavantageant ainsi les collègues concerné (e )s.

Au nom des élus du SNALC ici présents, je tiens à réaffirmer haut et fort les principes que le SNALC défend en matière d’évaluation et de progression de carrière :

• Stricte séparation des notations administrative et pédagogique, double regard par deux autorités différentes sur la manière dont le professeur qui est à la fois un fonctionnaire et un pédagogue exerce son métier
• Inspections régulières et fréquentes. Le rythme proposé par le PPCR est mal conçu : 3 inspections pour 42 ans de carrière. Comment peut-on ainsi évaluer le mérite ?
• Raccourcissement des passages d’échelons les plus longs, du 9ème au 10ème et du 10ème au 11ème
• Réelle revalorisation des traitements des agrégés

La réforme de l’évaluation imposée par le PPCR, et approuvée par certains syndicats ne répond nullement aux attentes des professeurs en matière de carrière, d’avancement et de reconnaissance de leur mérite. Elle tente de résoudre les problèmes de l’évaluation en imposant indirectement un autre modèle d’enseignement où le projet collectif, le partenariat avec les membres de la communauté éducative, le climat dans la classe et le bonheur de l’élève priment sur la transmission des connaissances. Mais les faits sont têtus, et, niant la réalité, l’esprit de système, au lieu de reconnaître ses échecs, en tire d’ordinaire une raison supplémentaire pour créer une autre réforme, encore plus destructrice. Pour ce qui est de l’évaluation des professeurs, sans jouer les Cassandre, car les exemples existent déjà, on peut craindre une forme de contractualisation de la fonction d’enseignant, tout corps confondu, avec un cahier des charges, des objectifs à remplir, une évaluation locale et managériale par le chef d’établissement, un traitement avec une part fixe et une part modulable en fonction des résultats. Mais au final, quel sera l’intérêt des élèves ?

Frédéric SEITZ
Secrétaire National à la Gestion des Personnels
Commissaire Paritaire National agrégé

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vendredi 24 mars 2017

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