RÉFORME DU COLLÈGE Motion de rejet par la FCPE

mercredi 18 mai 2016
par  Sébastien LECOURTIER

Communiqué de presse du SNALC-FGAF du 17 mai 2016 :

RÉFORME DU COLLÈGE

Motion de rejet par la FCPE

Le SNALC-FGAF a pris connaissance des treize motions votées le lundi 16 mai 2016 par le congrès de la FCPE réuni à Marseille. La toute première dénonce la réforme du collège. Le SNALC salue l’opiniâtreté des fédérations réunies sous le collectif « Ambitions FCPE » qui l’ont portée.

Premier syndicat de l’Éducation nationale à s’être opposé à la réforme, le SNALC a dès les premiers jours mis en garde contre l’accroissement des inégalités territoriales et sociales qu’elle allait engendrer, en aggravant encore les méfaits de la réforme dite « des rythmes scolaires ». Il se félicite de voir la FCPE pointer aujourd’hui l’évidence de cette première conséquence. De même, il salue la contestation d’une autonomie des établissements qui les met dès maintenant en concurrence, et menace le service public d’éducation par la disparition du cadre national éducatif.

Le SNALC-FGAF rappelle tout le poids qu’a tenu, il y a un an, l’officiel ralliement de la FCPE à la réforme. Il a servi de puissant instrument à la propagande ministérielle. Ce ralliement a convaincu les media. Il a retardé la prise de conscience des politiques et des partis.

Dénoncée depuis mai 2015 par les syndicats de professeurs qui ensemble représentent 80% des suffrages du métier aux dernières élections professionnelles, la réforme perd aujourd’hui son premier soutien.

Qui la défend encore ? Un quarteron de technocrates de la rue de Grenelle ? Une part de la hiérarchie des inspections et des rectorats, réduite en bien des lieux à menacer de sanction les professeurs qu’elle ne peut convaincre ? Le lobby archaïque d’une poignée d’idéologues que son rejet va faire sortir du jeu ? Le pays, lui, n’en veut pas. Ses représentants doivent l’entendre.

Le SNALC-FGAF appelle les élus de la République, le gouvernement français, à prendre la juste mesure de la réalité. Il est déjà bien tard, alors que la rentrée 2016 se prépare : il n’est pas trop tard. Il faut abroger la réforme.

Contact : Albert-Jean Mougin, vice-président du SNALC-FGAF, ajmougin2@laposte.net