AFFAIRE DE VILLEMOISSON : LE SNALC EXIGE LA CLARTÉ

jeudi 25 février 2016
par  LECOURTIER Sébastien

Communiqué de presse du SNALC-FGAF du 25 février 2016

AFFAIRE DE VILLEMOISSON :

LE SNALC EXIGE LA CLARTÉ

Le SNALC-FGAF a été particulièrement ému par l’annonce de l’arrestation pour pédophilie d’un professeur du collège de Villemoisson-sur-Orge, et le rappel d’une comparution disciplinaire antérieure qui n’avait pas conduit à sa révocation. La gravité des faits évoqués, réclame une information complète et précise sur toute l’affaire, condition sine qua non pour qu’une opinion soit fondée.

Le SNALC-FGAF exige donc que toute la clarté soit faite sur un dossier qui ne peut pas être refermé, après un coup d’éclat hâtif. La déclaration immédiate de la ministre, fortement médiatisée, a ouvert le dossier d’une façon partielle, et avec une maladresse évidente propre à mal informer l’opinion. Elle n’a pas donné au public le moyen de se faire une idée de la chaîne des responsabilités, qui alors commençait au recteur Boissinot et s’achevait au recteur Boissinot. Elle a en effet a priori mis en cause une commission paritaire réunie il y a dix ans, sans rien dire de la nature réelle de ses pouvoirs, ni de sa mission. Dans le cadre de la fonction publique d’État, une commission paritaire n’est pas un jury. Un ministre peut être responsable mais non coupable, une commission ne peut être l’un, encore moins l’autre. Aurait-on voulu discréditer le paritarisme que l’on n’eût pas procédé autrement, en évoquant comme on le fit la commission.

C’est pourquoi, le SNALC-FGAF réclame maintenant qu’on aille jusqu’au bout de la démarche. D’abord parce que les faits sont d’une gravité telle que l’on ne peut s’y soustraire. Ensuite parce que l’interpellation de la ministre soulève des questions qui touchent au fonctionnement même des services et à l’exercice de la représentation des personnels.

Le SNALC-FGAF demande à la ministre d’inviter les organisations représentatives à une réflexion paritaire sur ces sujets, par-delà le silence auquel se réduit, depuis dix mois, le dialogue social.

Contact : Albert-Jean MOUGIN, Vice-président du SNALC-FGAF, ajmougin2@laposte.net