Le SNALC sur Ajéduc : Nous prouvons au ministère qu’on peut s’asseoir sur ses textes

samedi 28 novembre 2015
par  LECOURTIER Sébastien

Jean-Rémi Girard (SNALC-FGAF) :

« Nous prouvons au ministère qu’on peut s’asseoir sur ses textes »

27 NOVEMBRE 2015 AJEDUC

Jean-Rémi Girard est professeur de français au collège, à Saint-Arnoult-en-Yvelines (78), et vice-président du SNALC-FGAF.

Le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) a publié, en novembre 2015, un numéro exceptionnel à l’attention des professeurs, intitulé Abrogeons la réforme de l’intérieur !

Ajéduc : On en apprend de belles dans votre document pour « abroger de l’intérieur » la réforme du collège. Que l’autonomie permet aux équipes pédagogiques de définir ses priorités ; que le chef d’établissement « ne décide pas seul » ; que les instances comme le conseil pédagogique ne sont pas des chambres d’enregistrement mais « des lieux de dialogue »… N’êtes-vous pas, finalement, en train d’invalider l’argumentaire anti-réforme ?

Jean-Rémi Girard : « Le SNALC est un syndicat pragmatique. Rester dans la posture n’a jamais été notre tasse de thé. Là, notre ministère choisit le passage en force et se moque des conséquences très concrètes de sa nouvelle organisation du collège. Cette dernière n’aide pas les élèves, met de nombreux collègues (chefs d’établissement inclus) dans des situations intenables et renforce davantage encore l’enseignement privé, qui s’affranchit chaque jour plus visiblement des textes et continuera d’offrir ce que le public ne proposera plus.

Nous avons été clairs dès le début quant à notre opposition (le ministère l’a reconnu) : ce collège, les collègues n’en veulent pas et ont des raisons valables pour ne pas en vouloir. C’est toujours la même vieille réforme qu’on nous sert (comme en 2010 au lycée) et elle ne fonctionne pas mieux à mesure que le temps passe.
C’est pourquoi nous ferons tout pour qu’elle soit abrogée. Y compris en utilisant des moyens inhabituels, y compris en neutralisant les EPI ou en recréant options et sections par des votes en conseil d’administration. Cela ne nous fait pas peur : nous prouvons au ministère que ses propres textes sont inopérants et qu’on peut collectivement s’asseoir dessus. C’est pour nous la méthode la plus efficace pour aboutir à un retour à la table des discussions.

Nous avons un projet alternatif, le collège modulaire, expérimenté avec succès, et étions prêts dès le départ à un véritable dialogue social. Il nous a été refusé ? Nous allons quand même l’obtenir. »

Propos recueillis par Luc Cédelle


Lire l’article sur le site de Ajéduc


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