ÉPREUVES COMMUNES DE CONTRÔLE CONTINU : LE SNALC VEUT CADRER

vendredi 13 décembre 2019
par  Sébastien LECOURTIER

ÉPREUVES COMMUNES DE CONTRÔLE CONTINU : LE SNALC VEUT CADRER



© iStock - francescoch

Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1435,
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie
11 décembre 2019

Les remontées dont dispose le SNALC nous conforte dans nos prises de position face au ministère. Alors que la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO) entend faire confiance à l’intelligence du terrain, le SNALC veut un véritable cadrage.


CE QUI EST CADRÉ

La banque de sujets sera ouverte le 1ᵉʳ décembre. Les chefs d’établissement donneront accès aux collègues. Ensuite, les équipes devront proposer des sujets et les proviseurs trancheront. Pour la DGESCO, il s’agit de protéger les professeurs des récriminations des élèves en laissant la responsabilité du choix à la direction. Rien ne dit combien de sujets doivent être proposés ni combien de sujets doivent être retenus.

Les copies seront numérisées via SANTORIN. Elles seront anonymisées et réparties entre les correcteurs – de l’établissement ou non, notamment lorsque l’établissement n’a pas assez de correcteurs.

Ils corrigeront dans CYCLADE, ne corrigeront pas les copies de leurs élèves et seront rémunérés. Le montant est en cours d’arbitrage.

Une commission d’harmonisation se réunira pour corriger les écarts trop importants.

Les notes seront définitives suite aux jurys d’examen. Mais les élèves auront accès à leur copie numérisée durant l’année de première sur leur espace personnel.
L’intelligence du terrain, soit !

Le Ministère laisse aux chefs d’établissement le choix de l’organisation mais dit qu’il n’est pas nécessaire de banaliser, d’avoir une surveillance particulière ou des salles au format examen.

Il n’est prévu ni temps de concertation pour le choix des sujets ni temps dédié à la correction.

Le SNALC conseille donc à ses adhérents de mobiliser les collègues et de négocier avec leur direction pour obtenir que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions et qu’un temps de correction soit dégagé. Puisque l’intelligence du terrain doit s’exprimer, que les acteurs concernés soient entendus.

Ces premières E3C posent clairement problème. C’est pourquoi le SNALC continuera de peser, notamment au Comité de Suivi, pour que ces épreuves de baccalauréat soient cadrées nationalement pour le bien des collègues et des élèves et pour que le diplôme garde un sens.


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