NOUVEAU BACCALAURÉAT : C’EST… COMPLIQUÉ

mardi 15 octobre 2019
par  Sébastien LECOURTIER

NOUVEAU BACCALAURÉAT : C’EST… COMPLIQUÉ


Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1432, septembre 2019
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie
Le nouveau baccalauréat sera délivré pour la première fois en 2021. Mais les premières épreuves seront passées dès cette année scolaire. En effet, en première, les élèves passeront, comme précédemment, les épreuves anticipées de français. Ils seront aussi évalués dans la spécialité qu’ils choisiront d’abandonner. Enfin, ils auront deux périodes durant lesquelles ils passeront des épreuves de contrôle continu dans les enseignements du tronc commun.


UNE ANNÉE BIEN CHARGÉE, DIRONT CERTAINS.

Mais en terminale, le rythme sera également très soutenu. En effet, pour reprendre une expression entendue lors d’une audience ministérielle, à partir de mars, les élèves entreront dans un véritable « tunnel évaluatif ». Ils commenceront par les deux spécialités qu’ils auront conservées. Puis, durant le troisième trimestre, ils auront une période d’épreuves de contrôle continu sur les enseignements du tronc commun. Enfin, en juin, ils passeront deux épreuves terminales : la philosophie et le grand oral.

POUR LE SNALC, CE CALENDRIER EST CLAIREMENT PROBLÉMATIQUE.
Les périodes de contrôle continu risquent de désorganiser les établissements et de nuire à la progression pédagogique des collègues. Elles doivent être organisées comme des partiels et être bien cadrées.

Le choix du mois de mars pour les épreuves de spécialités en terminale s’entend en ce sens qu’il permet de les intégrer à PARCOURSUP. Cependant, pédagogiquement et en termes de programmes, cela ne tient pas la route. Et l’Inspection Générale se voit contrainte à des pirouettes afin de dégager des attendus pour les écrits et d’autres pour le grand oral.

ET LE CALENDRIER N’EST PAS LE SEUL PROBLÈME DU NOUVEAU BACCALAURÉAT.
Le grand oral que nous venons d’évoquer demeure un mystère. Un rapport a bien été publié. Mais s’il devait être suivi, le SNALC considérerait que l’institution fait n’importe quoi et lutterait contre cette épreuve qui confinerait au concours d’éloquence, voire de maintien et relèguerait les contenus à une position pire que subalterne. Quant aux autres épreuves, elles méritent d’être repensées. Et le SNALC fera entendre sa voix auprès de la DGESCO afin que l’épreuve de français ait du sens, afin que les épreuves de contrôle continu ne soient pas une foire – avec des sujets disponibles sur internet à l’avance – et afin que, par leur durée et leur contenu, les épreuves de spécialités évaluent convenablement les élèves.


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